{"id":14919,"date":"2023-04-08T10:23:00","date_gmt":"2023-04-08T08:23:00","guid":{"rendered":"http:\/\/lateliersouslestoits.free.fr\/blog\/?p=14919"},"modified":"2023-04-08T10:23:00","modified_gmt":"2023-04-08T08:23:00","slug":"la-conspiration-de-letang","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lateliersouslestoits.pages-perso.free.fr\/blog\/index.php\/2023\/ateliers-ecriture\/petits-papiers\/la-conspiration-de-letang\/","title":{"rendered":"La conspiration de l&rsquo;\u00e9tang"},"content":{"rendered":"<p>Un des flamants roses dormait debout. Il sortit la t\u00eate et suivit les autres dans leur d\u00e9ambulation. Leurs pattes se refl\u00e9taient \u00e0 la surface de l\u2019\u00e9tang \u00e9bloui par le soleil, de sorte qu\u2019elles paraissaient deux fois plus longues qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 et qu\u2019on se demandait comment les corps pouvaient tenir en \u00e9quilibre. Vers l\u2019horizon se d\u00e9coupaient des cabanes de p\u00eacheurs, dispers\u00e9es le long de l\u2019\u00e9tang. Les herbes \u00e9taient pointill\u00e9es de jaune par les premi\u00e8res jonquilles. L\u2019homme s\u2019engagea dans le chemin jadis goudronn\u00e9 qui conduisait aux cabanes.<\/p>\n<p>Les fa\u00e7ades et les murs de bois \u00e9taient fatigu\u00e9s, tr\u00e8s fatigu\u00e9s. Il rep\u00e9ra deux voitures connues \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la plus grande cabane de p\u00eacheur, celle qui \u00e9tait peinte d\u2019un turquoise \u00e9caill\u00e9. C\u2019\u00e9tait bien l\u00e0. Etait-il tout \u00e0 fait pr\u00eat\u00a0? Peut-\u00eatre pas, mais avant de passer aux choses s\u00e9rieuses, il y aurait bien quelque chose \u00e0 manger et \u00e0 boire, et \u00e7a vous met en situation quand vous n\u2019y \u00eates pas tout \u00e0 fait. Il attendit un peu, car il avait envie d\u2019arriver le dernier. Il vit passer une silhouette f\u00e9minine. En g\u00e9n\u00e9ral Marthe \u00e9tait la plus retardataire, il pouvait donc y aller.<\/p>\n<p>Comme pr\u00e9vu il y avait quelques assiettes sur la table, en carton, et quelques plats. Marcel, qui \u00e9tait arriv\u00e9 quelques minutes auparavant, avait \u00e9clat\u00e9 de rire. Des harengs pomme \u00e0 l\u2019huile\u00a0! C\u2019\u00e9tait exag\u00e9r\u00e9, alors qu\u2019il suffisait de jeter une ligne dans l\u2019\u00e9tang pour ramener une daurade. Mais bon, ce n\u2019\u00e9tait pas grave. L\u2019homme arriv\u00e9 le dernier s\u2019assit et, chantonnant sur l\u2019air connu, observa mi-figue mi-raisin\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est \u00e0 boire qu\u2019il nous faut\u00a0\u00bb. Une bouteille de blanc des Corbi\u00e8res surgit instantan\u00e9ment du r\u00e9frig\u00e9rateur.<\/p>\n<p>Le temps se couvrait. L\u2019homme jeta un coup d\u2019\u0153il et regarda les nuages noirs dans le ciel. Un coup de tonnerre lointain se fit entendre. L\u2019homme pr\u00e9f\u00e9rait \u00e7a, il trouvait que c\u2019\u00e9tait meilleur pour l\u2019ambiance.<\/p>\n<p>Tout le monde \u00e9tait assis. Les baguettes dites \u00a0\u00e0 l\u2019ancienne de la boulangerie locale \u00e9taient encore ti\u00e8des, et ceux qui n\u2019aimaient pas les harengs pouvaient se rabattre sur les supions apport\u00e9s par Marthe. On parla de choses et d\u2019autres. De la p\u00eache, qui rendait moins, cette ann\u00e9e. Etait-ce une histoire de changement climatique\u00a0? Des touristes qui, en revanche, \u00e9taient plus nombreux, il y avait m\u00eame des Suisses, observa Eug\u00e8ne, propri\u00e9taire de la moiti\u00e9 du restaurant <em>La daurade espi\u00e8gle,<\/em> dont le slogan <em>Ici les poissons de l\u2019\u00e9tang et de la mer vous sautent directement dans l\u2019assiette <\/em>\u00e9tait repris dans les guides, nombreux, qui le citaient<em>.<\/em> De l\u2019ambiance g\u00e9n\u00e9rale, qui \u00e9tait de moins en moins dr\u00f4le, et pourtant le nouveau maire n\u2019\u00e9tait pas mauvais, au contraire. Tout le monde autour de la table opinait de la t\u00eate, dans un v\u00e9ritable recueillement, pr\u00e9lude, c\u2019\u00e9tait certain, \u00e0 une explosion d\u2019id\u00e9es.<\/p>\n<p>Dans l\u2019intervalle l\u2019orage s\u2019\u00e9tait rapproch\u00e9. Les \u00e9clairs tailladaient l\u2019ouverture de la fen\u00eatre. On n\u2019\u00e9tait qu\u2019au d\u00e9but du printemps, et pourtant on aurait cru un orage du 15 ao\u00fbt. Pendant quelques minutes, la pluie violente ruissela sur les fen\u00eatres et flouta le ciel noir. Il flottait dans l\u2019air, au milieu des meubles bancals, une ambiance \u00e0 mi-chemin entre com\u00e9die polici\u00e8re et r\u00e9union de soci\u00e9t\u00e9 secr\u00e8te.<\/p>\n<p>C\u2019est Louison, le propri\u00e9taire de la cabane, qui fit chuter la pression en prenant la parole. Mais il d\u00e9\u00e7ut en se bornant \u00e0 d\u00e9clarer qu\u2019il fallait agir\u00a0: c\u2019\u00e9tait bien avec cette id\u00e9e derri\u00e8re la t\u00eate que tous \u00e9taient venus. Et pourtant, ils auraient pu ne rien faire\u00a0: aucun d\u2019entre eux n\u2019avait \u00e0 se plaindre de la situation \u00e9conomique. Ils avaient qui un commerce, qui une entreprise florissante de services aux bateaux, qui une concession automobile ou encore le bureau de tabac. Non, la question n\u2019\u00e9tait pas l\u00e0.<\/p>\n<p>C\u2019est Marcel, l\u2019homme qui avait cr\u00e9\u00e9 le port \u00e0 sec, qui lan\u00e7a vraiment la discussion. Pour lui, il fallait qu\u2019on parle de la commune, et aussi que les touristes aient l\u2019impression que, l\u00e0 o\u00f9 ils \u00e9taient, se passaient des choses qui n\u2019arrivaient pas ailleurs. Et ce n\u2019\u00e9taient ni l\u2019\u00e9quipe de rugby, qui v\u00e9g\u00e9tait dans une division inf\u00e9rieure, ni le tour de l\u2019\u00e9tang dans un petit train poussif et rouill\u00e9, ni m\u00eame le restaurant d\u2019Eug\u00e8ne, excellent admit-il, mais il y en avait tout de m\u00eame d\u2019autres sur la c\u00f4te, qui pouvaient faire la diff\u00e9rence. Non, ce qui n\u2019allait pas, c\u2019\u00e9tait que tout tournait en rond, d\u2019une certaine fa\u00e7on. Et il fallait, de temps en temps, savoir \u00eatre un emp\u00eacheur de tourner en rond.<\/p>\n<p>Marthe acquies\u00e7a avec enthousiasme. Et Marcel, demanda-t-elle en minaudant, avait-il une id\u00e9e pour faire tourner les choses de travers\u00a0? Marcel, ainsi interpell\u00e9, d\u00e9tourna le regard comme un \u00e9l\u00e8ve pris en faute, qui a esp\u00e9r\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re minute que le choix du professeur s\u2019abattrait sur un autre. Il fit mine d\u2019\u00eatre absorb\u00e9 dans la contemplation de la photo pos\u00e9e sur le buffet, sertie dans un cadre argent\u00e9, qui repr\u00e9sentait le retour des p\u00eacheurs au village un demi-si\u00e8cle auparavant. Il pesta int\u00e9rieurement contre l\u2019habilet\u00e9 de Marthe, qui avait r\u00e9ussi \u00e0 cacher son propre manque d\u2019inspiration.<\/p>\n<p>Suivant le regard de Marcel, Louison sugg\u00e9ra qu\u2019on pouvait peut-\u00eatre faire revivre le pass\u00e9 du village. Non qu\u2019il regrett\u00e2t de ne pas avoir connu l\u2019\u00e9poque de ses grands-parents, certes non, car alors les affaires marchaient moins bien, mais selon lui on pouvait aller y chercher des id\u00e9es pour satisfaire les attentes du public, d\u00e9sormais assoiff\u00e9 de <em>vintage, <\/em>de <em>collector, <\/em>comme disaient les jeunes. Pourquoi ne pas mettre en sc\u00e8ne la p\u00eache \u00e0 l\u2019ancienne, cr\u00e9er un petit mus\u00e9e dans la conserverie abandonn\u00e9e\u00a0? L\u2019id\u00e9e fut accueillie avec un certain scepticisme. \u00c7a se faisait \u00e0 droite et \u00e0 gauche, ce n\u2019\u00e9tait pas idiot, non, pas idiot du tout, mais ce n\u2019\u00e9tait pas distinctif.<\/p>\n<p>Des id\u00e9es du m\u00eame acabit fus\u00e8rent de droite et de gauche, mais personne n\u2019accrochait vraiment. Pierrot, le propri\u00e9taire du tabac-journaux-librairie, mit fin au tour de table st\u00e9rile en sugg\u00e9rant de changer d\u2019orientation. Ce dont on avait besoin, ce n\u2019\u00e9tait pas d\u2019une activit\u00e9, c\u2019\u00e9tait d\u2019un \u00e9v\u00e9nement. Quelque chose qui attir\u00e2t l\u2019attention g\u00e9n\u00e9rale. Il fallait \u00eatre en premi\u00e8re page de <em>Languedoc Matin, <\/em>ne f\u00fbt-ce qu\u2019une fois<em>. <\/em>Les convives applaudirent, et Louison remplit les verres d\u00e9j\u00e0 vides. On s\u2019accordait une petite pause-d\u00e9gustation pour laisser chacun vagabonder mentalement dans cette nouvelle direction.<\/p>\n<p>C\u2019est alors que l\u2019homme arriv\u00e9 le dernier, jusque-l\u00e0 presque mutique, exposa son id\u00e9e. C\u2019\u00e9tait pour cela qu\u2019il \u00e9tait venu, mais il avait senti que sa proposition aurait plus de force apr\u00e8s qu\u2019on aurait \u00e9chou\u00e9 \u00e0 trouver du nouveau. Le silence se fit tr\u00e8s vite, on buvait ses paroles. A la fin jaillirent m\u00eame des applaudissements. Marthe proposa quelques am\u00e9nagements, bienvenus, et d\u2019autres aid\u00e8rent \u00e0 fignoler les d\u00e9tails. La deuxi\u00e8me bouteille faisait couler les id\u00e9es \u00e0 torrent. Marcel observa qu\u2019on ne pouvait pas agir compl\u00e8tement seuls. Certes l\u2019op\u00e9ration devait \u00eatre une sorte de conspiration, mais il fallait associer le maire. Normalement, il ne devrait pas faire de difficult\u00e9s. Et aussi, indiqua Pierrot, le pr\u00e9sident de la Confr\u00e9rie des P\u00eacheurs. Mais de ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0, pas d\u2019inqui\u00e9tude non plus. De toute fa\u00e7on, \u00e0 eux tous, ils repr\u00e9sentaient une bonne part de l\u2019\u00e9conomie du bourg, et on n\u2019allait quand m\u00eame pas leur r\u00e9sister. Quant \u00e0 la presse, en flattant le correspondant dans le sens du poil et en exigeant la discr\u00e9tion\u2026<\/p>\n<p>Louison alla pr\u00e9parer le caf\u00e9, dans la cafeti\u00e8re italienne en m\u00e9tal qu\u2019on mettait directement sur le feu, dont il n\u2019avait jamais voulu se s\u00e9parer. Une fois les tasses aval\u00e9es, il y versa un fond de marc, pas un truc de fillettes, pr\u00e9cisa-t-il, du solide \u00e0 cinquante degr\u00e9s. Toutes les tasses furent lev\u00e9es et s\u2019entrechoqu\u00e8rent au-dessus de la table. Le pacte des braves \u00e9tait scell\u00e9, et chacun pouvait reprendre le chemin de la maison. Dehors les flamants continuaient leur qu\u00eate interminable de nourriture sous quelques centim\u00e8tres d\u2019eau saum\u00e2tre.<\/p>\n<p>On \u00e9tait dimanche soir. Le lendemain, des affiches \u00e0 l\u2019Office du tourisme, devant chez Eug\u00e8ne et quelques autres estaminets, ainsi qu\u2019un entrefilet dans le journal<em>, <\/em>\u00e0 la page locale, annonc\u00e8rent pour le mercredi une animation sur la plage, que la temp\u00e9rature d\u00e9j\u00e0 douce rendait attractive. C\u2019\u00e9tait plut\u00f4t classique\u00a0: pour les enfants des activit\u00e9s comme les bonnes vieilles courses en sac et quelques jeux d\u2019adresse\u00a0; pour les adultes, des comp\u00e9titions \u00e0 la <em>Koh Lanta<\/em>, adoucies naturellement, qui avaient connu un vif succ\u00e8s l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Le correspondant de <em>Languedoc Matin <\/em>confirma naturellement qu\u2019il se ferait un plaisir de venir.<\/p>\n<p>Le mercredi, tout se passa sans anicroche. A la fin de l\u2019animation, quelques bons pour des <em>menus de la mer <\/em>gratuits chez Eug\u00e8ne furent distribu\u00e9s aux adultes vainqueurs, et des m\u00e9dailles en chocolat aux enfants. C\u2019est au moment de la remise de la derni\u00e8re m\u00e9daille que d\u00e9buta la surprise, qui naturellement ne figurait pas au programme.<\/p>\n<p>Soudain se fit entendre une musique, diffus\u00e9e \u00e0 un niveau sonore assourdissant. Elle semblait venir du poste de secours, une cabane en bois situ\u00e9e \u00e0 deux cents m\u00e8tres environ. C\u2019\u00e9taient les premi\u00e8res mesures du requiem de Verdi. Puis des bruits d\u2019explosion couvrirent tout, m\u00eame cette musique. Les regards de tous se port\u00e8rent dans la direction d\u2019o\u00f9 ils provenaient, celle des petits \u00e9tangs, en fait des mares qu\u2019avaient laiss\u00e9es les r\u00e9centes mar\u00e9es d\u2019\u00e9quinoxe. Deux geysers d\u2019eau saum\u00e2tre jaillirent \u00e0 une hauteur inattendue. Puis on entendit une s\u00e9rie de p\u00e9tards, des fus\u00e9es de d\u00e9tresse ray\u00e8rent le ciel et enfin le silence se fit.<\/p>\n<p>Les enfants, d\u2019abord terroris\u00e9s, trouv\u00e8rent le spectacle assez dr\u00f4le. Les touristes song\u00e8rent que ce devait \u00eatre l\u00e0 une animation d\u2019un genre nouveau, que la plupart jug\u00e8rent d\u2019un go\u00fbt plut\u00f4t m\u00e9diocre, mais ils se r\u00e9jouissaient de voir les enfants enthousiasm\u00e9s par leur apr\u00e8s-midi \u00e0 la plage.<\/p>\n<p>Le lendemain, jeudi, <em>Languedoc Matin <\/em>accorda deux colonnes \u00e0 la une \u00e0 l\u2019animation de la veille, ce qui ne manqua pas de surprendre les touristes, et garantit un chiffre de ventes inhabituel, que le buraliste semblait avoir anticip\u00e9. A l\u2019int\u00e9rieur du journal, le correspondant local, dans un article beaucoup plus long que ceux qu\u2019il consacrait habituellement au bourg de P., indiquait avoir re\u00e7u, tout comme le maire, un communiqu\u00e9 \u00e9manant d\u2019une organisation jusqu\u2019alors inconnue, <em>D\u00e9fense de la p\u00eache et du tourisme durables. <\/em>Il y \u00e9tait affirm\u00e9 que la d\u00e9monstration de la veille n\u2019\u00e9tait qu\u2019un <em>avertissement<\/em>. Si rien n\u2019\u00e9tait fait, pr\u00e9cisaient les auteurs qui proposaient diverses mesures audacieuses, l\u2019association se verrait contrainte \u00e0 <em>l\u2019escalade<\/em>, et sa prochaine intervention ferait bien plus que des d\u00e9g\u00e2ts symboliques. Si une barque s\u2019enflammait quelque part, les p\u00eacheurs ne devraient pas s\u2019\u00e9tonner et quant aux touristes, ils n\u2019avaient qu\u2019\u00e0 bien se tenir, sinon&#8230; Sinon, la menace restait impr\u00e9cise, ce qui ne la rendait que plus terrifiante.<\/p>\n<p>Les touristes en question, en tout cas, furent interloqu\u00e9s. Heureusement, un bouche-\u00e0-oreille rapide et efficace fit opportun\u00e9ment observer \u00e0 ceux qui ne l\u2019avaient pas remarqu\u00e9 qu\u2019on \u00e9tait le 1<sup>er<\/sup> avril.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un des flamants roses dormait debout. Il sortit la t\u00eate et suivit les autres dans leur d\u00e9ambulation. Leurs pattes se refl\u00e9taient \u00e0 la surface de l\u2019\u00e9tang \u00e9bloui par le soleil, de sorte qu\u2019elles paraissaient deux fois plus longues qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 &hellip; <a href=\"https:\/\/lateliersouslestoits.pages-perso.free.fr\/blog\/index.php\/2023\/ateliers-ecriture\/petits-papiers\/la-conspiration-de-letang\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":422,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[15],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lateliersouslestoits.pages-perso.free.fr\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14919"}],"collection":[{"href":"https:\/\/lateliersouslestoits.pages-perso.free.fr\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lateliersouslestoits.pages-perso.free.fr\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lateliersouslestoits.pages-perso.free.fr\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/422"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lateliersouslestoits.pages-perso.free.fr\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14919"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/lateliersouslestoits.pages-perso.free.fr\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14919\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14920,"href":"https:\/\/lateliersouslestoits.pages-perso.free.fr\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14919\/revisions\/14920"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lateliersouslestoits.pages-perso.free.fr\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14919"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lateliersouslestoits.pages-perso.free.fr\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14919"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lateliersouslestoits.pages-perso.free.fr\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14919"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}