Dora prend l’avion

Dora a décidé de partir en vacances en juin cette année. En juin, c’est déjà l’été, on peut déjà se baigner, normalement. En plus, les lieux ne sont pas encore nourris par les touristes.

C’est le jour du départ. Ses valises sont déjà prêtes depuis la veille. Son taxi est commandé pour aller à l’aéroport. C’est angoissant. L’aéroport n’est jamais un endroit agréable, Dora ne l’a jamais aimé. C’est un endroit froid, très strict, tu n’es libre de rien. Pourtant, c’est la porte qui s’ouvre à de nombreuses possibilités de voyages. C’est toujours, ou plutôt souvent, le début d’une aventure.

Mais le contrôle interminable des valises, de toutes tes poches, vestes, chaussures, sacs à main, portefeuilles… et quand tu penses que c’est fini, on vient vérifier qui tu es, d’où tu viens, où tu vas. Pourquoi ? Pour combien de temps ? Dora voulait juste partir en vacances, mais il faudrait des vacances juste pour décompresser après l’avion, et vivre ses vacances avec cette angoisse d’y retourner pour prendre l’avion du retour.

Dora arrive à l’aéroport. Elle est à l’heure, mais trop. L’avion est censé décoller dans quatre heures. Elle dépose sa valise en premier et se dirige vers la douane. Une fois cette étape humiliante terminée, elle enchaîne avec le déshabillage et l’irrespect de son sac à main. Elle est maintenant enfermée dans cette zone sans âme, où on te fait croire que maintenant les vacances peuvent commencer. Mais tout coûte une fortune. Heureusement, c’est “duty free”.

Dora essaye déjà de reprendre ses esprits en écoutant de la musique devant la porte d’embarquement. Son vol va avoir du retard. On dirait que ces vacances ne vont jamais commencer.



Complément : Ce petit trèfle est très heureux dans sa grande prairie. Bien sûr, papa maman sont toujours à côté de lui. Il y a peu de chances qu’un jour ils puissent vivre une terrible séparation familiale. Toute la famille est là. Elle ne partira pas. Ensemble, ils forment un tapis familial, qui surmonte les saisons et les années. Et si l’un d’eux se fait arracher, piétiner, écraser ou autre… un autre membre de la famille le remplacera. Ce sont tous des Maria et des Thomas, personne ne fera la différence de toute façon. Parfois, il y a des petits farfelus avec une feuille ou un “i” en plus… mais cela a peu d’impact sur le tapis.

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